dimanche 4 mars 2012

Memories consume
Like opening the wound
I'm picking me apart again
You all assume
I'm safe here in my room
Unless I try to start again


I don't want to be the one
The battles always choose
Cause inside I realize
That I'm the one confused


I don't know what's worth fighting for
Or why I have to scream
I don't know why I instigate
And say what I don't mean
I don't know how I got this way
I know it's not alright

So I'm breaking the habit
I'm breaking the habit tonight

Clutching my cure
I tightly lock the door
I try to catch my breath again
I hurt much more
Than anytime before
I had no options left again

samedi 25 février 2012

Everything is NOTHING, and EMPTINESS is in everything

C'est un homme, âgé déjà, bijoutier, qui boit toujours du Côte-du-Rhône, debout au comptoir, sans s'asseoir jamais. A lui, sans savoir pourquoi, j'avais dit que papa était malade. Et aujourd'hui, c'est à moi qu'il a confié sa détresse, la même que j'ai pu ressentir ces dernières semaines.

"Parfois, je suis au restaurant avec des amis, et certaines choses me rappellent des souvenirs, et je craque, alors on me dit <>, ils ne peuvent pas comprendre"

Moi je comprends. Je vois toutes les larmes qui coulent au dedans de lui quand il m'avoue qu'il y a quelques années, pendant sept mois, il était en dépression profonde, et qu'il ne sortait plus de chez lui, fermait tous les volets, et pleurait toute la journée. Je vois qu'il fuit quand il part dit faussement en revoir au reste des clients. 

Papa était malade.
Mes amies m'ont laissée.
Ma voiture m'a presque lâchée.
Mes nuits étaient sans sommeil, mes journées sans intérêt. 

Qui n'a pas vécu cet état ne peut pas comprendre la différence qu'il y a entre ne plus avoir envie de vivre et avoir envie de mourir ; je n'avais plus envie de vivre. Jamais je n'aurais eu le courage de me tuer ; pourtant j'étais prête faire la planche et à me laisser dériver, à abandonner mon existence, à démissionner.

Je dois d'aller mieux à deux personnes, qui probablement ne se sont même pas rendues compte qu'elles m'ont empêchée de tomber en fond du trou : Thibaut, mon amour, qui dédramatise mes cercles vicieux et me sort de ma logique destructrice, et Janis, une vraie compagne de cœur, avec qui je me suis trouvée plus de point commun qu'avec mes anciennes *amies*. 

Je ne sais pas si mes rêves me paraissent proches ou terriblement lointains. Je reprends pied. J'efface, sur Facebook (risible mais néanmoins prenant), presque toutes vos traces, autant que je peux, parce que je n'ai pas tourné la page. Mon corps subit encore une fois ma tête, et je me vois hideuse dans le miroir. Mes parents sont loin, métaphoriquement, et je ne me sens plus tout à fait chez moi quand je retourne là-bas. Personne ne m'avait dit que grandir était si douloureux.

jeudi 16 février 2012

Dream

Il me dit : "Si je réussis, l'année prochaine, avec mon site, est-ce que tu aimerais qu'on s'installe dans une maison, à la campagne ? Je t'emmènerais tous les jours en cours".

C'est la plus belle chose qu'on m'aie jamais dite.

Voir l'avenir ensemble, même trop rose, vaut mieux que tout noir.
Je t'aime.

vendredi 3 février 2012

L.GG. MSTR

You hated my heart
You ate my brain

Je ne sais pas ce qu'il se passe en ce moment dans ta vie. Je n'ai pas envie de le savoir. Je ne veux rien te dire non plus. 

Je suis heureuse. Pas apaisée encore, mais cela viendra. Les disputes ne sont pas stériles, avec lui. L'avenir à un autre goût. 

Tout est terminé.
Mais pour moi tout commence.

dimanche 29 janvier 2012

Vocation

Je suis professeur du fond de mon âme. Si j'échoue, je me retrouverais aussi désœuvrée qu'un pingouin largué en plein milieu du Sahara. J'aime Monsieur M. de tout mon cœur, parce que dans sa conception du professorat je me retrouve : un professeur de français qui soit touche-à-tout, qui parle d'histoire de l'art, d'histoire tout court, de musique, de psychologie, d'analyse critique de l'image, qui parle aussi de littérature contemporaine.

Mes expériences de cours semblent confirmer tout ce qu'il dit, et je suis, au plus profond de moi, exubérante de joie parce que j'ai appliqué ce qu'il dit sans l'avoir su. J'éclaire Le Rouge et le Noir en expliquant à une jeune fille le statut social de la femme : elle ne comprenait pas pourquoi Madame de Rênal n'avait pas tout simplement divorcer pour vivre avec Julien Sorel. J'arrive à provoquer une étincelle de lucidité chez un autre élève, en lui disant que lorsqu'il écrit une dissertation ou un commentaire de texte, il faut faire comme si celui qui allait le lire était profondément bête. Vous n'imaginez pas comme je suis contente lorsque je vois qu'ils ont compris, vraiment. C'est ça le sens de ma vie.

Alors je décide, puisque Monsieur M. m'a dit que c'était tout à fait possible, d'être tout, professeur des écoles, en collège, en lycée, à l'université. Tout fait pour ne rien manquer, pour explorer à fond ce métier -je crois qu'on peut dire ma vocation.

J'aimerais un T-Shirt : "I'll be a French teacher, fuck you all !"

dimanche 8 janvier 2012

Papa, qu'est-ce que je fais si tu n'es plus là ?
Je m'écroule comme un tas de sable dans le vent.

Asclépios

Papa est malade, encore.
Maman ne me dit pas, au téléphone, si c'est grave.

C'est encore l'éternel recommencement des allers-retours chez le médecin, les analyses sanguines qui arrivent par courrier, incompréhensibles des humains lambda comme nous, accrochées sur le frigo en attendant le prochain RDV chez le médecin, cet oracle moderne qui saura nous les expliquer.

En attendant, la peur, les questions, l'angoisse et les larmes.

mardi 29 novembre 2011

Me gustas tu, Manu Chao

Te lo dije bien clarito
Doce de la noche en la Habana, Cuba
Once de la noche en San Salvador, El Salvador
Once de la noche en Managua, Nicaragua


Me gusta los aviones, me gustas tu.
Me gusta viajar, me gustas tu.
Me gusta la mañana, me gustas tu.
Me gusta el viento, me gustas tu.
Me gusta soñar, me gustas tu.
Me gusta la mar, me gustas tu.

Que voy a hacer
Je ne sais pas
Que voy a hacer
Je ne sais plus
Que voy a hacer
Je suis perdu
Que horas son, mi corazón ?

Me gusta la moto, me gustas tu.
Me gusta correr, me gustas tu.
Me gusta la lluvia, me gustas tu.
Me gusta volver, me gustas tu.
Me gusta marijuana, me gustas tu.
Me gusta colombiana, me gustas tu.
Me gusta la montaña, me gustas tu.
Me gusta la noche, me gustas tu.

[Refrain]

Me gusta la cena, me gustas tu.
Me gusta la vecina, me gustas tu.
Me gusta su cocina, me gustas tu.
Me gusta camelar, me gustas tu.
Me gusta la guitarra, me gustas tu.
Me gusta el regaee, me gustas tu.

[Refrain]

Me gusta la canela, me gustas tu.
Me gusta el fuego, me gustas tu.
Me gusta menear, me gustas tu.
Me gusta la Coruña, me gustas tu.
Me gusta Malasaña, me gustas tu.
Me gusta la castaña, me gustas tu.
Me gusta Guatemala, me gustas tu.

Que voy a hacer
Je ne sais pas
Que voy a hacer
Je ne sais plus
Que voy a hacer
Je suis perdu

Que horas son mi corazón ?

Alabin, Alaban, Alabin bon ban
Oplabim, oplabam, oplabim bom bam
Alabin, Alaban, Alabin bon ban

jeudi 17 novembre 2011

mercredi 16 novembre 2011

Je me sens seule.
La nourriture est sans goût.
J'ai froid, tout le temps.
J'ai des larmes contradictoires aux bords des yeux.