lundi 17 mai 2010

Pardonne-moi, toi qui ne lis pas ces mots, pardonne-moi de mes doutes, de mes erreurs, de mes colères, de mes pleurs, pardonne-moi parce que je t'aime.



"Est qu'elle pourrait vraiment me changer en artichaut ?
-Si elle le voulait, oui.
-Tu me fais peur. Et tu pourrais faire quelque chose ?
-Non. Excepté devenir moi-même un artichaut."
MA SORCIERE BIEN-AIMEE

samedi 15 mai 2010




Quelqu'un se dévoue-t-il pour me prendre en photo nue avec mon piano ?


L.I.S.E.


Je m'éreinte sur Lise ; ou plutôt Lise m'éreinte. Cette fillette de six ans me tient tête. J'essaye tour à tour tous mes masques, la patiente et gentille Colombine, le rusé Arlequin comme le méchant Pantalone, rien n'y fait et chacun se fendille peu à peu sous l'insolence de cette gamine. Cours de lecture. Pour la première fois de ma vie, ce mot, lecture, rime avec torture, et cours avec au secours. Elle qui semble trouver si difficilement le souffle pour lire dans sa poitrine, c'est celui de l'inspiration qui lui manque : je m'échine à tenter de le chercher, je trouve parfois un fil, je tire dessus mais il me reste dans les mains ; et tout est refaire. Elle pleure et pique une colère en me voyant arriver, c'est toutes les fibres de son être qui refuse et rejette ma présence. L'impuissance. Presque quarante minutes pour lui faire lire cinq lignes écrites de ma main, lettres rondes et énormes, phrases excessivement simplistes : mais dans sujet-verbe-complément, tout lui semble encore de trop. "J'arrive pas à lire" me crie-t-elle. Nous tombons des nues, mon écriture d'écolière studieuse et moi : personne ne m'avait jamais dit que ce que j'écrivais était illisible. Un bug se glisse dans les circuits et je ne trouve rien à répondre quand elle ajoute que mon E est un L, insiste, insiste, insiste, ce E est un L. Cette petit est un OFTA, un Objet Formatif Totalement Atypique (copyright monsieur R). J'y pensais, cela me laisse désemparée. Cette heure du vendredi après-midi prend des airs de lutte, struggle for life. 

vendredi 14 mai 2010

"On se rappelle juste pour oublier"


Blonde ou brune ?
Frange ou pas frange ?
(Yeux verts ou yeux bleus ?)

Donnez-moi votre avis =).

jeudi 13 mai 2010

"J'irai au bout de mes rêves..."


-danser en pleine nuit sur la parvis de la cathédrale
-me fiancer, pleurer de joie
-aller au carnaval de Venise
-faire un road-trip d'un mois dans les pays de l'Est
-avoir une glycine sur ma future maison
-travailler dans un domaine qui soit vraiment celui de l'histoire des religions
-avoir quatre enfants
-me marier dans une superbe robe ouverte de la nuque aux reins
-être au moins première dan d'aïkido
-écrire un roman et le publier
-rendre Loic heureux, qu'il ne regrette jamais de m'avoir choisie
-avoir les cheveux longs jusqu'aux fesses
-savoir cuisiner
-danser comme Amandine

dimanche 9 mai 2010


J'ai.
Envie.
De.
Vomir.

mardi 4 mai 2010



That's my weapon and my shield.
A cold and thick silence.

Après avoir craché le poison les veines se relâchent.


dimanche 2 mai 2010

"Knock Knock ! -Who's there ? -..."



Laissez-moi un petit mot anonyme, j'aimerai voir si je peux vous reconnaître derrière votre écriture...


Addendum : j'ai trouvé pour le premier commentaire. Je ne trouve pas pour le deuxième et le troisième. Mes chers anonymes, aurais-je le droit à un indice ? Je reconnais mon inaptitude =).


Addendum II : ma dernière anonyme se nomme J, du moins je crois =). Quant à la deuxième (je dis là, parce que je crois que c'est une fille), se nommerait-elle L ? ;)


Addendum III : ne trouverais-je donc jamais le nom de mon seul anonyme qui est encore anonyme ? Cela serait fâcheux. Dis-moi alors, sans-nom-encore, pour voir si cette fois-ci je vise juste, aimes-tu les concerts ? Je crois que oui. Dis-moi où et comment.


Addendum IV : le compte est bon =).


samedi 1 mai 2010

Le Roi et l'Oiseau

"L'âne, le roi et moi
Nous serons morts demain
L'âne de faim,
Le roi d'ennui,
Et moi, d'amour"

Jeudi soir dans la brume de chaleur de la ville, marcher le long des quais avec juste l'envie d'ôter ses chaussures de d'aller pieds nus, fouler les pavés et se demander si quand je repasserai ils reconnaîtront mes pieds parmi tous ceux qu'ils voient défiler chaque jour au-dessus de leur tête. C'est le temps des glycines, les raisins de fleurs s'entrelacent sur les façades de ces belles maisons qui longent le fleuve ; plus tard je lui dis "As-tu déjà manger du sucre à la violette ?", il répond que non, et je lui dis que c'est délicieux, que j'ai parlé de ça parce que les glycines ressemblaient à du sucre à la violette que l'on aurait saupoudré sur des branches, il ne sait pas quoi répondre à cela, alors il se tait et sourit en coin. Un homme à vélo me dépasse, à la main un bouquet de lilas, blanc et mauve : tout le long de mon chemin le parfum m'accompagne. Place Gutenberg, un homme joue du violon, et la plainte cristalline semble creuser un vide entre lui et le monde ; j'imagine mon air bête, à écouter de toute mon âme, les yeux tournés vers le ciel et l'oreille tendue, complètement absente, une somnambule mélomane.

Que Strasbourg était belle ce soir-là. 
Montre-moi encore, s'il te plaît, remplis mes yeux et ris de mon air d'enfant qui pour la première fois voit un éléphant en me prenant la main. 
Je veux danser à minuit devant la cathédrale, avec vous tous, ceux que j'aime, je pleurerai je sais tellement tout ça me paraîtra trop extraordinaire. Promettez-moi qu'au prochain beau jour nous irons.